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Technicolor (ex Thomson) supprime 182 emplois à Rennes !

jeudi 8 avril 2010, par 1 Sud Industrie 35

Quel avenir pour le bassin d’emploi rennais ?

Après STMicroelectronics, Motorola, Alcatel, Philips, c’est au tour de Technicolor de procéder à un vaste plan de licenciements, et demain ce sera peut-être le tour de France Télécom ou de TDF…

Nous ne pouvons pas rester sans réagir face à une logique purement financière et face à des contradictions injustifiables.

Aujourd’hui Technicolor annonce une vague de 327 suppressions d’emplois (dont 182 à Rennes, ingénieurs, techniciens et ouvriers, près d’un salarié sur deux) dans sa filiale française Grass Valley, dédiée aux équipements vidéo professionnels. Et ce sont encore et toujours les mêmes paradoxes que nous relevons :

Paradoxes, parce qu’au moment où l’on développe les pôles de compétitivité, particulièrement autour de l’économie numérique en Bretagne, Technicolor supprime des emplois dans sa filiale, un des principaux fournisseurs mondiaux d’équipements numériques de télévision professionnelle.

Paradoxes aussi, lorsque la crise justifie à elle seule un peu trop facilement la baisse d’activité, baisse patiemment organisée et silencieusement orchestrée depuis quelques années au travers des délocalisations progressives (par exemple, entre 2006 et 2009, diminution de 85% de charge de fabrication de cartes électroniques pour caméras).

Paradoxes enfin, lorsque l’argent public distribué sous forme de subventions attribuées par les villes, les départements, les régions, l’État et l’Europe, n’exige aucune contrepartie fiable garantissant la pérennité de l’activité et des emplois. Sans oublier que les principaux actionnaires de Technicolor sont ces grandes banques qui ont bénéficié elles aussi des largesses des pouvoirs publics – pour annoncer des bénéfices record en 2009 !

Si nous laissons faire cette nouvelle injustice, nous laissons aussi la porte ouverte à toutes les suivantes. A chaque plan de restructuration de cette ampleur, ce sont aussi les cortèges de prestataires et de sous-traitants remerciés, qui entraîneront eux-mêmes une sous-activité industrielle. Et ce sera l’effet papillon qui, inexorablement, causera la baisse de toutes les activités de services du bassin rennais, de nouvelles pertes d’emplois et la fragilisation de toute notre région.

Ce n’est cependant pas une fatalité et cela nous concerne tous !

Si nous laissons nos emplois être ainsi massacrés, où irons-nous travailler demain ? Quel sera l’avenir de nos enfants ?

Défendons tous ensemble nos emplois et notre avenir !

Interpellez vos élus (commune, département, région, députés) pour qu’ils sachent réellement ce que deviennent les subventions publiques versées à Technicolor.

Parlez autour de vous de toutes ces entreprises qui ferment les unes après les autres, avant que le mot « emploi » à Rennes ne devienne plus qu’un souvenir.

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