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Suppressions d’emplois à TCL-Thomson Electronics

mercredi 17 mai 2006, par 1 Sud Industrie 35

TTE justifie ce nouveau mauvais coup - après une cinquantaine de postes déjà supprimés à Angers en 2005 - par une « réorganisation de ses activités en Europe liée à l’accroissement des écrans plats et à la chute du marché de la télévision à tube cathodique ». Les postes supprimés sont ceux de commerciaux en relation avec des zones jugées désormais « déficitaires » (Royaume-Uni, Suisse, Hollande et Portugal).

Pourtant en novembre 2003 Thomson présentait la création de TTE avec le fabricant chinois TCL dans « l’intention de nouer un partenariat stratégique pour l’activité TV/Vidéo de sa division Produits Grand Public. L’objectif de cette stratégie est d’assurer un avenir solide et profitable pour ses activités d’Electronique Grand Public, en réalisant des économie d’échelle dans son activité TV/Vidéo tout en valorisant ses marques, sa force de vente et marketing ainsi que l’ensemble des savoir-faire du Groupe dans ce métier ». Thomson prétendait même « garder la pleine propriété de ses marques, de sa propriété intellectuelle, de sa force de vente et marketing et de certains actifs industriels à valeur ajoutée ». Coïncidence : c’est demain, vendredi 12 mai 2006, que Thomson a prévu de proposer à l’assemblée générale des actionnaires de distribuer à ceux-ci plus de 77 millions d’euros de dividendes ponctionnés aux salariés...

Pour SUD Industrie 35, c’est la confirmation :

Qu’il ne faut jamais croire un patron quand il annonce qu’une fusion ou qu’une externalisation a pour but d’assurer un avenir solide et profitable à l’entreprise, donc aux salariés ;

Qu’il ne faut jamais croire un patron quand il annonce que telle ou telle activité n’est pas dans le périmètre de la fusion ou de l’externalisation, et que les salariés concernés n’ont donc pas d’inquiétude à avoir ;

Que TCL n’était manifestement pas le partenaire idéal pour développer l’activité TV sur un marché dont la transition vers les écrans plats était prévisible dès 2003. Par contre, si le but était de liquider « en douceur » l’activité tubes cathodiques, cela semble en bonne voie et les 1 500 salariés européens que Thomson a transférés dans TTE ont du souci à se faire.

De plus, la justification d’un marché « déficitaire » sur une certaine région ne peut qu’évoquer aux salariés de Thomson Rennes le souvenir de la suppression de 60 postes voulue par leur Direction en 2003, basée sur le même genre de prétexte. A l’époque, la forte mobilisation des salariés et de leurs élus au Comité d’Entreprise avait empêché ces licenciements dont le vrai but était probablement de satisfaire les actionnaires. Depuis, Thomson Rennes a dû ajouter des bâtiments préfabriqués pour accueillir de nouveaux salariés - malheureusement majoritairement des prestataires plutôt que des salariés embauchés en CDI...

Nous exprimons donc notre totale solidarité à nos camarades de Boulogne-Billancourt !

SUD Industrie 35 le 11 mai 2006