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Solidaires. Historique.

jeudi 1er janvier 2004, par 1 Sud Industrie 35

Qu’est-ce que « l’Union Syndicale G10 Solidaires » ?

Un peu d’histoire

A côté des cinq confédérations syndicales que tout le monde connaît (CGT, CFDT, FO, CGC et CFTC) il existe de nombreux syndicats ou fédérations syndicales autonomes, certains pour des raisons de principe (le Syndicat de la Magistrature doit être indépendant, la Confédération Paysanne n’est pas un syndicat de salariés, etc.) et la plupart pour des raisons historiques : il s’agit essentiellement de syndicats qui ont refusé la scission entre la CGT et FO en 1947. On ne peut donc pas accuser ces syndicats autonomes d’aggraver la division syndicale !

Le Groupe des 10

Le 10 décembre 1981, dix de ces syndicats se rencontrent parce qu’ils estiment nécessaire un rapprochement entre toutes les organisations syndicales afin de peser sur le nouveau gouvernement dans le sens du progrès social, comme en 1936 une forte mobilisation syndicale additionnée à un gouvernement de gauche avaient permis de nombreuses avancées dont les congés payés. Contactées, la CGT et la CFDT répondent chacune que l’union c’est elle et qu’il n’y a qu’à adhérer à leur confédération... Les syndicats autonomes décident donc de rester en contact, de coordonner leurs actions et de poursuivre le chemin vers l’unité syndicale. Comme ils sont dix, on les appelle « le Groupe des 10 ».

Les SUD

Au fil du temps, plusieurs syndicats rejoignent le Groupe des 10, dont SUD-PTT en 1989 (Solidaires, Unitaires et Démocratiques, créé en 1988 par de nombreux « moutons noirs » exclus de la CFDT pour avoir poursuivi une grève à la Poste contre la décision de la direction confédérale). La notoriété rapide de SUD-PTT fait que la plupart des syndicats qui se créent depuis dans des conditions semblables adoptent l’étiquette « SUD » (comme SUD Rail et SUD Education, créés en 1996) et rejoignent aussi le Groupe des 10. Dans le même temps, d’autres syndicats quittent le Groupe des 10 car ils pensent préférable de construire une nouvelle confédération - ce qu’ils font en 1993 en rejoignant la FEN pour créer l’UNSA (Union Nationale des Syndicats Autonomes, notoirement téléguidée par le PS qui veut lui aussi sa courroie de transmission, comme la CGT l’est pour le PCF).

L’Union Syndicale G10

Ces années d’actions communes et de débats débouchent le 14 janvier 1998 sur le Congrès constitutif de « l’Union Syndicale Groupe des Dix », qui formalise le fonctionnement de cette Union, tout en assurant l’autonomie des 17 syndicats qui la constituent à cette date : il ne s’agit pas d’une nouvelle confédération. La superstructure nationale est réduite à son minimum et les décisions sont prises au consensus. L’objectif reste l’unité syndicale la plus large. L’Union Syndicale est membre fondateur d’ATTAC en juin 1998, participe activement à l’organisation du Forum Social Européen à Paris en novembre 2003, et s’engage souvent aux cotés de la Confédération Paysanne.

Solidaires

L’Union Syndicale regroupant aujourd’hui 37 syndicats nationaux ou fédérations, l’habitude est prise depuis un moment de dire « le G10 » plutôt que « le Groupe des 10 ». En 2001, la dénomination est devenu « l’Union Syndicale G10 Solidaires » (« Solidaires » comme le S de SUD). Il est prévu qu’elle devienne « l’Union Syndicale Solidaires » au prochain Congrès en décembre 2004. Il y a par contre peu de chances qu’elle devienne un jour « l’Union Syndicale SUD » ou « SUD » tout court, d’une part parce que certains syndicats plus anciens que SUD-PTT tiennent à garder leurs noms, et d’autre part parce que cela indique bien qu’il ne s’agit pas d’une confédération SUD.

L’industrie

Surtout présente dans la fonction publique pour des raisons historiques, l’Union Syndicale G10 Solidaires s’implante de plus en plus dans le privé. Aujourd’hui, SUD Industrie 35 participe avec SUD Métaux 33, SUD Métaux 27, SUD Industrie Basse-Normandie, SUPPer (Thalès), SUD Michelin et la fédération SUD Chimie-Pharmacie (comme observateur) à la « Coordination Nationale Solidaires Industrie/Métallurgie », embryon d’une possible future fédération nationale SUD Industrie.

À suivre...