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Répression de plusieurs milliers d’étudiant-es anti-cpe à la Sorbonne ce soir !

jeudi 9 mars 2006, par 1 Sud Industrie 35

Après une première nuit d’occupation de plus d’une centaine d’étudiant-es anti-CPE, le recteur de l’académie de Paris, M. Maurice Quenet a décidé aujourd’hui à 9h la réouverture du site inter-universitaire Sorbonne. Une réouverture qui a permis de montrer la popularité de cette initiative d’occupation tant par les réactions de la majorité des étudiant-es, mais surtout par la présence d’environ 400 étudiant-es à l’Assemblée Générale de ce midi.

Une Assemblée Générale étudiante qui a décidé de reconduire la grève, le blocage ainsi que l’occupation en guise de protestation contre la politique anti-sociale du Gouvernement De Villepin envers la jeunesse.

A l’heure actuelle, plusieurs milliers d’étudiant-es de plusieurs universités parisiennes (Paris1, Paris3, Nanterre, Jussieu...) sont réunis devant la Sorbonne pour soutenir et rejoindre la cinquantaine de camarades occupant-es.

Conformément aux déclarations publiques de ce soir du recteur de l’académie de Paris refusant que la Sorbonne soit un lieu de convergence de la lutte contre le CPE/CNE, les CRS sont en train de charger (gazage, matraquage) les milliers de jeunes manifestants présents devant ce site universitaire.

La Fédération SUD-Etudiant condamne cette politique répressive du mouvement anti-CPE comme seule réponse aux revendications sociales de la jeunesse de ce pays. La Fédération apporte son soutien aux étudiant-es grèvistes et occupants de la Sorbonne, ainsi qu’aux étudiant-es venu-es les rejoindre.

Nous exigeons que le recteur de l’académie de Paris revienne sur ces déclarations pro-gouvernementales et accepte le droit légitime des étudiant-es à se réunir pour décider collectivement des suites à donner à leur mobilisation anti-CPE et "loi d’égalité des chances". Nous demandons la libération et l’amnistie de toutes les personnes arrêtées ces derniers jours dans plusieurs villes de France (Rennes, Lille, Toulouse...) dans le cadre de ce mouvement social.

Fédération SUD-Etudiant