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Oui, le CPE peut et doit être retiré.

mercredi 8 mars 2006, par 1 Sud Industrie 35

Après la manifestation (réussie) du 7 mars, le gouvernement à travers Dominique de Villepin, continu de camper sur sa position. Il dit vouloir « combattre l’immobilisme » quand la réalité du terrain est une flexibilité chaque jour plus destructrice pour la santé des salariés. Le monde du travail est en profonde mutation et pas seulement grâce ou à cause des nouvelles technologies. Le retour à des conditions de travail dignes du 19ème siècle est programmé. Alors de quel immobilisme parle-t-on ? À notre tour, nous dénonçons un autre immobilisme : celui du patronat à assouvir sa cupidité et pour se faire, réduire la « variable d’ajustement » que sont nos emplois. Et puisque nous parlons d’immobilisme, n’en oublions pas un autre : celui des gouvernements qui ne se lassent jamais d’écouter et de répondre favorablement aux vœux du MEDEF !

Dominique de Villepin affirme que le CPE a trois atouts. Selon lui le CPE donne une expérience, il permet une insertion directe dans l’emploi et il ouvre droit à une formation dès le deuxième mois d’embauche.

Concernant l’expérience, affirmer qu’une relation existe entre une expérience et un accès à un emploi stable (CDI) relève de la manipulation de l’opinion. Il faut plus de trois ans pour trouver un emploi équivalent après un licenciement et encore en changeant de région ! L’expérience n’est donc pas un critère sérieux.

Une insertion « directe » à l’emploi ? Notons au passage l’usage (très mesuré) du mot « insertion ». Terme chargé de reproches et qui sous-entend que le salarié (jeune) ne serait pas adapté. Après la manipulation, nous entrons ici dans le chapitre de la culpabilisation... Soit ! Mais pourquoi cette « insertion » ne peut-elle être que sous forme précaire ? L’entrée dans le monde du travail de la jeunesse via en quelque sorte, la basse-cour est une insulte à l’avenir du genre humain. C’est donc tout ce que valent nos enfants ? Des emplois pourris, payés à coups de salaires misérables et dans des conditions pourries ?

La formation ? Oui à une formation choisie et émancipatrice mais telle n’est pas VOTRE vision monsieur le Premier Ministre et comme telle, la formation n’est pas compatible avec un emploi précaire. L’existence de pareils contrats n’ont d’intérêts (pour les patrons) que si le salarié est là, disponible pour la production en permanence.

Alors le CPE comme un « véritable contrat anti-précarité » ? Foutaise, mensonge, provocation !

Le 7 a été une première étape, le 16 mars il y aura une autre manifestation. Nous pourrons y exprimer notre colère et notre rejet de ce projet scélérat. Nous serons encore plus unis, encore plus déterminés, encore plus fort !

Oui, le CPE peut et doit être retiré.