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On achève bien les salariés ?

samedi 23 avril 2005, par 1 Sud Industrie 35

On achève bien les salariés ? par último

Pour ceux qui ont commencé à travailler dans les années 80, les années Mitterrand, le début de bien des désillusions, il faut se rappeler que la casse de la sidérurgie entraîna la disparition de plusieurs milliers d’emplois. Depuis ces emplois n’ont jamais été remplacés !

La solution alors était la formation. La France perdait des emplois « à faible valeur ajoutée », mais elle allait se rattraper par la formation et l’excellence (sic). La « haute » technologie allait dégager d’autres emplois bien plus durables et plus intéressants pour les salariés...

Le mirage dura quelques années seulement. Dès le début des années 90, le licenciement des « cols blancs » devenait une réalité et cette réalité allait s’installer !

Nous voilà dans les années 2000.

À la bourse, on voit les fonds de placements majoritairement anglo-saxons aller d’une place à une autre : là où c’est le plus rentable. Dans les entreprises, la satisfaction des actionnaires est la priorité des priorités. Une valeur à « deux digits » est exigée pour mesurer une rentabilité « rentable » : 15% minimum, si possible 30%. La pression sur les salaires devient plus forte que jamais. Mais même après plusieurs années de diète, cela ne suffit pas. Alors il faut mettre en œuvre des « plans sociaux ».

C’est ainsi que STM décide de fermer l’usine de Rennes pourtant une des plus rentables en Europe : - 800 emplois ! Avant il y avait eu l’usine de Mitsubishi à Etrelles qui avait décidé après avoir « accepté » l’argent public, de fermer : - 1000 emplois.

Et la spirale continue :

• Restructuration en profondeur de Thomson avec la vente de l’activité Télévison à TCL (Chine), fermeture des sites de Tonnerre, Moirans et bientôt Genlis, plans sociaux à Rennes et à Brest (en cours).

• Fermeture du centre de R&D Philips à Rennes en 2003 : - 70 emplois

• Plan social à Thalès Microletronics à Chateabourg et à Brest : près de 350 emplois visés.

• Fermeture annoncée du site de R&D Europe pour la téléphonie de Mitsubishi à Rennes : plus de 200 emplois visés !

• ...

• Annonce de 1800 suppressions d’emplois chez Equant (France Telecom).

Que faire ? Des reclassements de qualité disent les politiques. Mais nous nous apercevons bien vite que le terme « reclassements » rime avec « déclassements » ! Comme nos aînés l’ont fait avant nous, il nous faut prendre le chemin des luttes.

Tous ensemble nous devons exiger l’emploi comme un droit. Pour cela nous voyons qu’une convergence des luttes des salariés est nécessaire.

Sud Industrie 35 mettra son énergie pour qu’une convergence sociale s’impose pour stopper la cupidité de ses « dirigeants » !