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Mobilisation à Thalès Elancourt

vendredi 20 janvier 2006, par 1 Sud Industrie 35

Alors que le groupe Thalès a décidé nombre de réorganisations dans ses filiales, Les salariés de Thales Systèmes Aéroportés (TAS) ont commencé une lutte. En novembre, la direction de Thales a annoncé la suppression de 560 emplois, à laquelle s’ajoute le transfert d’employés vers d’autres sites. Au total, 900 personnes sont concernées. Occupation des locaux le mercredi 11 janvier, assemblées générales, manifestation le 16 janvier à la préfecture : c’est une mobilisation sans précédent qui a lieu en ce moment même à Thales d’Élancourt (Yvelines). Cette mobilisation a été lancé à l’appel de l’intersyndicale CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO et SUPPer (membre de l’Union Syndicale Solidaires et première organisation de l’entreprise). L’établissement compte 2 650 salariés, dont 72 % sont ingénieurs et cadres. La direction de Thales veut supprimer 560 emplois (sur un total de 4 850), dont 350 à Élancourt. Elle exige en plus que 250 salariés acceptent d’être transférés à Brest (Finistère) et Pessac (Gironde), autres sites où des suppressions de postes sont également prévues. Un vent de colère s’est donc levé. Thales Systèmes Aéroportés, contrôlé à 31 % par l’État, fabrique des radars et des systèmes d’armes embarqués dans des avions de combat (Rafale, Mirage). Le chiffre d’affaire est très bon, les actionnaires devraient être satisfaits, car, de l’avis du chef d’établissement, « tous les indicateurs sont positifs » (L’Humanité du 13 janvier). Seulement voilà, il semble que les prévisions de commandes d’avions baissent en 2006 et 2007. Alors, pour maintenir les profits, la direction casse l’emploi. Tant pis pour la haute technicité de l’entreprise. La direction « manage » en organisant en permanence une pression maximale (heures de travail sans limites) sur les ingénieurs, techniciens et ouvriers. Mardi 10 janvier, une manifestation dans les environs de l’établissement (Elancourt) regroupait plus d’un millier de manifestants. Présence remarquée des gardes mobiles en tenue de combat : la seule réponse du gouvernement contre ceux qui défendent l’emploi ! La détermination des salariés reste grande. La mobiliation continue... à suivre.