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Le CNE : une farce !

mercredi 15 juin 2005, par 1 Sud Industrie 35

Le résultat de référendum a donné le NON gagnant. C’est bel et bien le rejet des règles du jeu libéral que nous subissons depuis trop longtemps. Ce traité n’était là que pour aggraver voire détruire les règles sociales et rendre définitivement légitime l’exploitation sans limite des salariés.

La nature de l’annonce des mesures pour « combattre » le chômage par Dominique Villepin est profondément anti-salariale et sur le fond tend (une fois de plus) à culpabiliser les salarié(e)s sans emplois. Rien dans le discours de Villepin sur l’activité des grandes entreprises ou groupes qui n’ont de cesse de programmer les restructurations et les délocalisations. L’accent a été mis sur les petites entreprises (une fois de plus) comme étant le vecteur principal de créateur d’emplois... Quand, dans le même temps, il est facile de constater que se sont justement les petites entreprises qui subissent des pressions énormes de la part des grandes entreprises pour faire « baisser les coûts », c’est bien les salarié(e)s des petites entreprises qui payent déjà la contrainte. Cela ce traduit par des salaires de misères et des conditions de travail lamentables. A ce titre, le nombre d’irrégularités par rapport au code du travail constatées dans les petites entreprises est déjà de l’ordre de plusieurs centaines de milliers.

Par la période d’essai portée à 2 ans, Villepin met en place une mesure scélérate. Pourquoi une telle mesure alors que le CDD à durée de 2 ans existe déjà ? A la différence du CDD où il n’était pas possible de licencier durant la période prévue dans le contrat, il sera possible cette fois de licencier à la discrétion patronale pendant cette fameuse période de 2 ans. Bien évidemment dans le meilleur des cas, le salarié sera licencié au bout de 2 ans, et le patron reprendra une nouvelle recrue pour « essai » pendant 2 ans maximum... Selon le législateur, le CDD pouvait donner lieu à un CDI, cette fois il sera normal d’avoir des emplois précaires à volonté. C’est donc une attaque majeure contre le CDI qui est déjà amorcé et c’est inacceptable !

SUD Industrie 35 appelle à combattre ces nouvelles dispositions et se joindront à l’appel de la CGT à la journée du 21 juin.