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Grève chez Besins à Montrouge

mercredi 11 janvier 2006, par 1 Sud Industrie 35

Communiqué Union syndicale SOLIDAIRES 92

Grève chez Besins à Montrouge

Faute de vraiment négocier

La Direction fait dans la répression et l’intimidation

Aujourd’hui, mercredi 11 janvier, 43° jour de grève au laboratoire pharmaceutique Besins à Montrouge, plus que jamais, la direction montre son embarras et son incapacité à sortir du conflit. En effet, alors qu’elle donne dans l’illégalité depuis le départ, puisqu’elle a lancé son plan social en informant la presse avant le C.E., ce qui constitue au regard du Code du Travail un délit d’entrave, lundi 9 et mardi 10, les 3 militants fondateurs de la section SUD ont été convoqués au commissariat de Montrouge. Le motif est la disparition des clés des Fenwick au début de la grève qui avait amené la direction à faire un constat d’huissier et à faire changer les barillets. Mélik, porte-parole des grévistes, ainsi que les deux autres fondateurs, Didier, secrétaire du C.E. et Laurent sont comme par hasard les 3 noms donnés à la police par la direction. Sur quels critères, l’inspectrice était très gênée quand nous lui avons posé la question. La question que se posent d’ailleurs les grévistes c’est de savoir qui a volé ces clefs alors que la production était déjà totalement bloquée, d’autant que ce "vol" sert les volontés répressives de la direction.

Ce que pensent les grévistes, c’est que quand dans une médiation avec l’inspectrice du travail, la direction s’engage à faire un compte-rendu écrit de la réunion, réunion au cours de laquelle certaines avancées (maigres certes ! ) sur le volontariat, que 8 jours après toujours rien, ce qui énerve d’ailleurs l’inspectrice du travail (que des grévistes ont rencontrée lundi soir), il y aurait peut-être mieux à faire que de donner

des noms à la police pour essayer de diviser le personnel et de casser SUD.

L’unité du personnel est au-dessus de ces basses pratiques. La suite maintenant, c’est une rencontre avec le groupe local d’ATTAC jeudi, et la tentative de trouver des contacts dans l’usine belge (la 2° du groupe) pour informer les autres salariés du groupe de la situation à Montrouge.

Aujourd’hui, plus que jamais, les grévistes sont écoeurés par un patron trop occupé à utiliser les 23 millions € de dividendes qu’il s’est distribué au titre de 2004 pour écouter les salariés qui refusent un plan social à l’économie dans une entreprise extrêmement florissante (23M€ de dividende pour 101M€ de chiffre d’affaire).

Annick Coupé Union syndicale SOLIDAIRES